
Carte postale avec l'étiquette MonTimbràMoi collée,
timbre MonTimbràMoi et oblitération dédiée
du Salon du Timbre.

Carte dont l'un des sujets est un cadre,
MonTimbràMoi "neige" (avec numéro
de série, fait avant le salon)

Carte postale ancienne avec emplacement pour photo,
MontimbràMoi du Salon et oblitération dédiée.
La question des MonTimbràMoi et des cartes maximum s'est posée rapidement.
En effet, le risque était de voir des cartes postales où le sujet de la carte postale, l'oblitération, et l'illustration du MonTimbràMoi offraient une concordance maximum. Cette présentation n'est pas une carte maximum !
Le premier exemple est pire, c'est une carte postale sur laquelle la vignette d'un carnet MonTimbràMoi a été collée, pour en faire une carte postale unique en son genre ! À titre de souvenir, c'est joli, mais ce n'est que ça : un souvenir.
Ce qui fait un MonTimbràMoi, c'est le cadre et ses mentions légales, et non pas - ou peu - l'illustration. La deuxième carte illustre cet aspect, en utilisant une carte postale moderne dont l'un des sujets principaux est le cadre !
J'ai utilisé l'oblitération spéciale du Salon, qu'il n'était pas évident d'obtenir sur document, l'hôtesse ayant compris que ce cachet était réservé à l'oblitération des carnets complets. En fait, elle est tout de même réservée aux MonTimbràMoi et ne peut se trouver sur d'autres timbres. Sur document ayant voyagé, elle n'est pas courante d'autant plus qu'il fallait se rendre au stand "oblitérations premier jour" pour le poster.
La dernier carte est à mon avis sans contestation possible une véritable carte maximum : c'est une
MaCartePostalàMoi qui est utilisée comme support ! Cette carte postale ancienne comporte un emplacement (et une pochette) pour ajouter une photographie. C'est donc exactement le principe du MonTimbràMoi sur carte postale (et dire que l'on parle d'innovation pour le MonTimbràMoi...). Le MonTimbràMoi sans numéro de série (et avec une couleur encore exclusive du Salon, et l'oblitération celle réservée aux MonTimbràMoi !
Bref, cette carte (et peut-être la seconde) correspond à mon avis au
règlement de la FIP.
Un petit plus : l'illustration de la carte comporte un semeur, à mettre en relation avec La Semeuse utilisée sur le MonTimbràMoi.
L'illustration est une photographie d'une pièce de monnaie, retouchée pour la couleur et pour ne conserver que la Semeuse et non toute la pièce de monnaie. J'ai eu quelques difficulté à la faire accepter, mais l'image de la Semeuse de Roty est dans le
domaine public :
L'auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d'exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent.
Louis Oscar Roty étant décédé en 1911, la Semeuse n'est donc plus protégée par le droit d'auteur. Le MonTimbràMoi neige n'aurait pas du être accepté, il faut croire que la mise ne page "à la Marianne de Lamouche" a trompé La Poste qui n'a pas reconnu la Marianne de Cocteau.
Dans l'actualité, la Fédération Française des Associations Philatéliques a adopté une nouvelle classe compétitive : les
cartes postales.
D'un côté, c'est une bonne nouvelle pour les associations locales, qui associent souvent cartophilie et philatélie.
Mais d'un autre côté, c'est la première fois que la FFAP accepte une collection sans rapport avec la philatélie (même si des cartes postales ont voyagé, cet aspect est très secondaire en cartophilie). Même si des ouvertures ont eu lieu avec la classe ouverte ou... la maximaphilie ! On remarquera que les cartes postales précurseurs (avant les cartes illustrées) sont déjà un domaine philatélique (proche des entiers postaux).