19 octobre 2019

Mais qu'est ce donc qu'une feuille habillée ?

Le Musée de La Poste rouvre le 23 novembre après 6 ans de travaux importants.

Un timbre pour célébrer l'événement sera émis dès le 12 novembre, le visuel est sous embargo médiatique (il sera dévoilé le 7 novembre lors de l'ouverture du Salon Philatélique d'Automne à Paris).

Le communiqué de presse indique entre autres :

Mentions obligatoires : timbre création et gravure Elsa Catelin, d'après sculpture Robert Juvin - façade du Musée de La Poste.


La façade du Musée de La Poste est une œuvre classée au monuments historique de Robert Juvin, on connait donc le sujet principal du timbre sans attendre (illustration de Wikitimbre).

Le "totem", une vitrine parcourant verticalement les étages du Musée sera aussi certainement dans l'illustration.

Une mention interpelle, c'est le tirage réduit de 4 000 exemplaire de la feuille 30 timbres habillée et numérotée.  Cette feuille sera en vente au Salon d'Automne.

En l'absence d'une description plus précise, on peut penser à une surcharge, les surcharges sont à la mode à Phil@poste. Elle sera probablement sur les timbres. la surcharge sur les bords de feuilles uniquement n'ayant pas rencontré un gros succès en 2011 pour le lancement du timbre vert.



Le Salon d’automne sera riche en émissions, avec notamment un bloc-feuillet en taille douce (Création Louis Boursier librement inspiré de Jacques-Jean Barre © la Poste - tirage 50 000, faciale 4 euros mais un prix de vente de 20 euros) ainsi qu'un livre comportant un feuillet de 25 timbres typo ( Conception graphique Youz © la Poste, tirage 6 000, prix de vente 29 euros dont 19 euros de faciale).

Le feuillet sera composé de 3 timbres à 0,20 € (à voir s'il s'agit du même timbre que celui de la feuille de 150 ou d'un timbre similaire),  de 6 timbres bleus à 0,40 (il n'est pas question de 4 retouchés !) d'un tirage total de 36 000 timbres donc, ainsi que de 16 timbres à 1 euro qui pourront remplir quelques 7è cases dans les albums. Dont à nouveau un tête-bêche (à surveiller si tout le timbre est à l'envers).



Le carnet habituel sera un mixte Marianne d'Yz / Cérès, avec 2 maxi-timbres à 2,10, 6 TVP Marianne rouges dentelées, et 6 Cérès noires à 1,05 non dentelées.

26 septembre 2019

Lettre à entête Semeuse - fabrique de montres de dames

La lettre est affranchie par une bande de
 3 Semeuse lignée à 50 centimes,
oblitération ondulée convoyeur ligne  Trévillers à Morteau,
destination Suisse
(tarif lettre de moins de 20g pour l'étranger du 1er aout 1926)
La Semeuse affiche sa montre !
Fabrique de montres de Dames en tout genre/
Félix Feuvrier/Charquemont



Le site Patrimoine en Bourgogne Franche Comte nous apprend sur le bâtiment :

La maison est bâtie vers 1901-1902, lorsque se crée le quartier de la gare, pour le menuisier Justin Froidevaux (1871-1917), aussi réputé être le fondateur dans la même rue d'un atelier (5 Rue Neuve) et d'une scierie (16 Rue Neuve). Elle passe en 1930 à Félix Feuvrier (l'un des frères signalés au 8 Grande Rue, dans le bâtiment Bulle), porté sur la matrice cadastrale comme "fabricant de pièces d'horlogerie", à sa veuve en 1951 puis à la société Gérard Midez. Celle-ci y fabrique, dans le dernier quart du siècle, des montres sous la marque Emgé (avec pour slogan : "La montre Emgé, la montre de qualité"). Elle occupait auparavant, de la fin de la deuxième guerre mondiale aux années 1960 au moins (lorsqu'elle était dirigée par Jeanne Stadelmann veuve Midez), la maison de Gaston Maillot, ancien comptoir de vente Cyrax au 6 rue Cuvier. L'affaire est exploitée de novembre 1986 au 31 décembre 2007, date de sa radiation, par la Sarl Maison Gérard Midez. Le bâtiment a aussi abrité au premier étage l'atelier de remonteur de montres d'Emile Boillon (maire en 1945). Il a été transformé en immeuble vers 2006 suivant des plans de Patrick Masson, architecte d'intérieur à Besançon (3 rue Ronchaux), et doté de garages.
Voir aussi : La ligne de chemins de fer de Trévillers à Morteau en cartes postales

21 septembre 2019

Le timbre présent à la boutique de l’Élysée !

Je regrettais l'absence du timbre sur la boutique officielle de l’Élysée, et bien c'est réparé ! La Poste y est maintenant présente avec 3 produits :


  1. Le souvenir philatélique Marianne l'Engagée (prix de vente 18,90 euros, prix initial 10 euros)
  2. La carte postale Marianne l'Engagée (prix de vente 11,90 euros, prix de vente initial 5 euros)
  3. Et un collector de 4 timbres Palais de l’Élysée (prix de vente 6 euros, le prix de vente de ces collectors est habituellement de 5 euros)
Les 2 premiers produits sont vraisemblablement des invendus (le souvenir comprend les timbres obsolètes Europe et Monde) et non de nouveaux tirages. 

Le coefficient par rapport au prix de vente d'origine est de l'ordre du double !



Le collector est par contre inédit et en vente à un prix plus raisonnable.

Les frais de port de 9 euros m'arrêtent cependant.  

20 septembre 2019

PAP Suivi Idéfix

Une enveloppe cartonnée illustrée Idéfix et avec un timbre où la seule inscription est le code datamatrix complète les timbres déjà émis pour les 60 ans d'Astérix et les MonTimbrenLigne.



2 emballages Colissimo préaffranchis sont également disponibles.


16 septembre 2019

MonTimbrenLigne Astérix, Obélix, Idéfix et les autres




Pas moins de 42 visuels pour les timbres à imprimer chez soi représentant des personnages de la BD Astérix et Obélix viennent d'arriver sur le site des MonTimbrenLigne de La Poste.

Ce qui est beaucoup plus que la production de Phil@poste.

A noter que le bloc gommé Astérix des 60 ans présente 5 timbres qui peuvent, à l'unité, être "planchés" en cas d'un petit décalage de la dentelure. La bordure orange s'arrête en théorie à 50% exactement des dents, le timbre peut donc présenter un ou deux petits liserés de couleur facilement.

Cet exemplaire vu sur Delcampe présente par exemple des bout en bas et à droite, mais aussi un petit peu en haut, c'est donc l'exemplaire isolé.

Un timbre avec un bord droit vient soit de l'isolé, soit des deux timbres de droite.

Un timbre avec un bord gauche vient soit de l'isolé, soit des deux timbres de gauche.

 Et ainsi de suite !


11 septembre 2019

Timbre neuf sur lettre : Marianne de Gandon

Une autre lettre dans ma collection de neufs sur lettre : il s'agit d'une paire du 5F Marianne de Gandon (dont le premier exemplaire est oblitéré de la flamme mécanique), au tarif étranger du 01/02/1946.

Le timbre a échappé 2 fois à l'oblitération, la première fois à cause de son emplacement, la flamme a tourné en haut à droite. Puis quand le postier a repositionné l'enveloppe verticalement pour l'oblitération mécanique, l'enveloppe était légèrement penchée ce qui fait que le second timbre a échappé à l'oblitération.

La flamme affiche "Tout renseignement/sur le service postale/s'obtient à ETO 84 00".

Le préfixe ETO est pour la place de l’Étoile à Paris, l'indicatif était géré par le central Carnot, situé au 23-26 rue Médéric à Paris dans le XVIIè (source Wikipédia).


04 septembre 2019

Cartes postales avec 26, 43, 50, etc. années de retards

On voir régulièrement passer des articles sur des cartes postales arrivées avec des dizaines d'années de retard...

Quelques exemples au cours de l'année écoulée :

26 ans (source) : Merci MT !


50 ans (source), sans illustration mais avec une description :

Marthe tombe alors sur le timbre. Une vignette à seulement 30 centimes qui lui permet finalement de comprendre d'où vient l'étrange courrier : du passé et plus précisément de l'année 1969 !

43 ans (source), sans illustration encore :
Grosse surprise pour une factrice de Lorient le 22 juillet. En effectuant sa tournée quotidienne, la postière s’aperçoit que le destinataire d’une carte postale n’habite plus à l’adresse indiquée. Et en y regardant de plus près, elle constate que le courrier date du… 21 mai 1974 ! Le cachet postal et le timbre de 50 centimes de francs remontent aussi à cette époque.

41 ans (source)

7 ans (source), mais une lettre cette fois ci.


Comment des cartes peuvent-elles disparaître pendant si longtemps ? L'hypothèse d'un envoi qui aurait glissé derrière un meuble et retrouvé lors d'un réaménagement d'un bureau de poste est souvent évoquée, elle existe réellement. Mais dans ce cas pourquoi la personne qui a retrouvé le document ne fait pas la démarche complète de signaler le problème, en inscrivant une jolie explication sur le document ou sur un courrier l'accompagnant ?

On remarque aussi que c'est quand même très régulier, et que bien souvent l'explication la plus simple est :
  1. Une carte retrouvée et repostée dans la boite de La Poste.
  2. Une carte retrouvée et mise directement dans la boite aux lettres du destinataire.
On note aussi que ce sont quasiment toujours des cartes postales,  il est facile de trouver ça dans les affaires familiales, voire dans les vides greniers locaux ou sur internet.

Je dirais donc que dans la plupart des cas, ce sont des plaisantins qui officient, peut-être encouragés par l'écho que cela prend dans la presse locale.

 On remarque que la lettre, qui a connu un trajet moins long que les cartes, porte une mention manuscrite "reçu le" avec un tampon du jour. Elle est plus crédible que les autres documents.

Quand à des lettres qui ont mis beaucoup de temps à voyager, on peut citer les retards d'une centaine d'années de certaines Boules de Moulin (source Musée de La Poste) :


Expédiée en 1968, elle a été repêchée en 1968 ! Il en manque, la dernier repêchage signalé date de 1988...