07 novembre 2005

La 40c Ceres aux 4 retouches

La variété des "4 retouchés" des 40c Cérès est une des plus connues de France. Elle concernent 2 cases, la 146 et la 147 du timbre émis en 1849, de la version dentelée du Siège de Paris et de la version non-dentelée des colonies.

Que s'est-t-il passé ? Par erreur, 2 clichés du 20c ont été insérés à la place des 40c à ces 2 cases. Plutôt que de refaire la matrice, ces 2 clichés ont été manuellement et les 2 transformés en 4, avec plus ou moins de succès sur les 4 faciales (pour 2 timbres) concernées : les 4 de droite sont mieux réussi c'est pourquoi on regarde ceux de gauche. D'ailleurs, il serait plus juste de parler de la variété des "2 retouchés", car c'est ces chiffres qui ont été retouchés pour en faire des 4.

Les circonstances de cette retouche expliquent le grand intérêt de cette belle variété de case qu'il est parfois difficile de repérer (l'oblitération ou l'éventuelle dentelure ont tendance à rendre la tâche ardue !) mais qu'on a des chances non négligeables de trouver surtout sur la version Siège.

A noter que s'agissant du cliché du 20c, il est aussi intéressant de comparer les lèvres de la Cérès entre le 40c et le 20c, elles sont différentes sauf bien sûr sur ces 2 cases !

Case 146
Case 147
Bande 3 (case 145, 146 et 147) avec le timbre normal à gauche

Source : newsgroup fr.rec.philatelie, illustrations de la collection Lafayette.

La Marianne de Dulac à Paris


La Marianne de Dulac est une réussite esthétique mais aussi technique de l'imprimerie Delarue à Londres (c'est pourquoi on l'appelle aussi la Marianne de Londres). En comparaison, les timbres d'usage courant imprimés en typographie rotative (la Marianne de Gandon en particulier) font pâle figure. À tel point que les compétences de l'Atelier de Fabrication des Timbres-Poste ont été mises en question ! L'imprimerie parisienne était tout à fait capable de produire de très beaux timbres en taille-douce, les versions gravées de la Marianne de Gandon en sont un bel exemple. Mais elle n'arrivait pas à produire suffisamment (et pour un coût acceptable) toute la Marianne de Gandon en taille-douce, y compris le timbre destiné à la lettre simple intérieure. Elle a procédé à des essais en 1948, sous la forme d'une Marianne de Dulac. Le poinçon original de la Marianne de Dulac étant conservé à Londres, un poinçon spécifique (sans aucune indication : ni valeur faciale, ni pays, ni "POSTES",...) a été gravé pour l'occasion dont voici une épreuve.

Le passage à une impression taille-douce pour le timbre de la lettre sera sans cesse repoussé et il faudra attendre la Marianne de Cheffer à la fin des années 1960 pour que ce projet se réalise.

06 novembre 2005

Un Marianne de Luquet fantome


L'enveloppe normale présente une personnalisation privée d'une entreprise Electricité Générale.

La variété ne présente aucune impression postale (ni timbre, ni barres phosphorescentes, ni précasage ou numéro de lot).

Par contre, on voit l'intérieur de l'enveloppe à travers la fenêtre, il y est imprimé "LA POSTE". De plus, au dos il y a le support autocollant Dites le avec des "Prêt-à-Poster"... et à l'intérieur un numéro D/16 B 0604 (ce qui signifierait une impression en juin 2004). Il s'agit donc bien d'une enveloppe prévue pour un prêt-à-poster mais qui n'a pas été imprimée (problème à l'impression ou pas de passage du tout à l'impression ?).

Il faut quand même signaler qu'il existe sur le marché philatélique en provenance d'une imprimerie privée de l'est - qui imprime des PAP pour La Poste - des rebuts et autres essais, et en particulier des enveloppes vierges comme celle-ci... On ne peut donc totalement écarter l'hypothèse d'une fabrication par l'ajout de la personnalisation pour faire croire à une variété vendue à La Poste, bien plus intéressante qu'un essai, la présence de l'enveloppe normale ayant le même numéro intérieur (et la crédibilité du vendeur) plaidant en faveur d'une variété.

Quand à la question "les variétés ont-elles pouvoir d'affranchissement ?", il y a fort à parier que la réponse serait négative si on essayait d'utiliser cette enveloppe.

05 novembre 2005

Marianne de Dulac pour le Tresor Central


Extrait de la première vente Dallay, cette bande verticale de 4 -sans doute unique - est celle d'une vignette (la Marianne de Dulac du Trésor Central) qui ressemble à un timbre-poste mais n'en est pas un.

Le but de cette vignette était... d'affranchir des billets de banque de 100F présentant la même effigie ! Pourquoi ? Il semble que ce soit pour marquer les vrais billets, le billet Dulac de 100F étant victime de contrefaçons ! Toujours est-il que cette vignette n'a pas été émise, elle n'est ni fiscale ni postale mais il existe d'autres précédents en philatélie où une vignette reprenant l'effigie d'un timbre est considérée comme faisant partie intégrante de la philatélie malgré le fait que cette effigie ne représente pas un affranchissement : par exemple les mandats comportant un type Sage ou Semeuse (et plus encore les 2 effigies) sont des pièces de choix de la collection des entiers postaux alors que ces mandants n'en sont pas, la figurine ayant un usage similaire : décourager les faussaires !

04 novembre 2005

Timbres Plus

La Poste change sa gestion des abonnements aux nouveautés à partir de janvier 2006. Alors qu'il existe une certaine souplesse actuellement (le philatéliste réservataire peut retirer ses timbres à tout moment), le client ne pourra prendre ses timbres qu'à chaque trimestre.

La Poste y gagne avec moins de gestion à faire, la possibilité de centraliser la confection des pochettes trimestrielles (donc au final des coûts moindres). Les philatélistes y gagneraient une présentation plus agréable (en feuille de classeur ?) et une garantie accrue d'avoir tous les timbres (il est parfois arrivé des manques ou des oublis).

La nouvelle offre " Timbres Plus " dont la promotion est assurée entre autre par la dernière couverture du carnet Marianne de Lamouche, comprend 3 options :

  1. Tous les timbres, les blocs et les carnets gommés
  2. Tous les carnets autocollants
  3. Tous les carnets autocollants Marianne
Il faut souscrire aux trois options pour pouvoir remplir (mais pas complètement) ses albums de timbres.

Quelques sont les conséquences pour le philatéliste de cette nouvelle formule ?
  1. Il doit se poser la question de l'intérêt de continuer à s'abonner auprès de son bureau de Poste : faire appel directement au Service Philatélique de La Poste (SPP) paraît une bonne idée comme il pratique déjà la livraison trimestrielle, d'autant plus qu'il permet plus d'options comme l'abonnement aux préoblitérés, aux blocs spéciaux type Rouge-Gorge, aux timbres de L'Unesco ou du Conseil de l'Europe, aux PAP, ... De plus, il est complété par un catalogue trimestriel, et certains produits ne sont disponibles que par ce moyen, internet ou un déplacement à certaines manifestations.
  2. Il y a un risque commercial important que beaucoup de réservataires ne passent pas à la nouvelle formule et arrêtent leur abonnement à cette occasion, d'autant plus que le passage n'est pas automatique.
  3. On peut craindre pour la diffusion des beaux timbres et leur disponibilité dans tous les bureaux. Quel va être l'avenir des points philatélie qui offrent plus que ces abonnements (préoblitérés,...) ? Si les bureaux ayant actuellement au moins un réservataire devaient obligatoirement commander au moins une feuille de chaque timbre, ce ne sera plus le cas. Il est également douteux que les points-poste (commerçants offrant des prestations postales, concept ancien et remis au goût du jour pour conserver une présence postale sur le territoire tout en fermant des petits bureaux de poste) offrent la totalité des émissions.
  4. Cela va poser problème aux philatélistes qui utilisent les timbres de leur abonnement sur du courrier. Il s'agit il est vrai d'une minorité.
  5. La présentation plus agréable annoncée risque de rentrer en concurrence avec les solutions (pages annuelles d'album) proposées par les éditeurs, et réduire ainsi les ventes par les négociants et les associations. Cela risque de menacer encore plus l'information - et la possibilité de collectionner autre chose - auprès des philatélistes qu'apportent marchands et club à cette occasion.
Source : newsgroup fr.rec.philatelie
Actu timbré par le SPP

03 novembre 2005

Un échange de timbres !

L'Inverted Jenny en bloc de quatre avec numéro de planche vendu récemment près de 3 millions de dollars n'est pas resté longtemps chez son acheteur, qui viend de l'échanger contre un "un cent de 1868 avec grille Z". Ce timbre américain n'est connu qu'à 2 exemplaires, dont un seul dans les collections privées : seul un collectionneur peut donc être "complet" sur la collection des USA. A priori, l'échange est à l'avantage de l'ancien possesseur du "un cent grille Z", qui avait acheté son timbre un petit million de dollars en 1998, mais il suffit d'avoir de l'argent pour acquérir un exemplaire du "Inverted Jenny" qui est régulièrement proposé à la vente.





Une grille ("grill" en anglais) est un procédé anti-fraude utilisé aux USA : il consiste à casser les fibres du papier au moyen d'un poinçon en faisant passer le timbre imprimé sous un presse à forte pression ; l'oblitération rentre dans le papier et devient très difficile à effacer. La grille est l'empreinte de ce poinçon, elle se regarde au dos du timbre. La grille Z est la première grille utilisée sur des timbres émis.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/4402810.stm
http://www.stamps.net/newswr21.htm
http://www.siegelauctions.com/enc/zgrill.htm
http://www.siegelauctions.com/enc/census/85a/85a.htm

01 novembre 2005

Polemique sur le timbre de Noel anglais


La Royal Mail a émis un timbre de Noël reprenant un tableau hindou du XVIIème siècle figurant un classique de l'art religieux chrétien : une nativité. Marie et Joseph portent une marque hindoue sur le front (respectivement le kumkum et le tilak), signes qu'ils ne sont pas chrétiens.

Certains Hindous ont protesté contre cette atteinte à leur religion, la poste anglaise s'est excusée pour cette offense non intentionnelle mais n'a pas accepté de retirer le timbre de la vente.

Daijiworld