03 octobre 2010

Lettre expert et PND

2 lettres expert en nombre (mention Ln : Lettre en nombre), avant et après l'introduction de l'étiquette PND (Pli Non Distribuable). La lettre expert est une sorte de recommandé (distribution contre signature) mais sans indemnisation en cas de perte ou détérioration, elle est prévue pour l'envoi de chéquier, billets, ... Le tarif est attractif, un envoi en nombre (1000 exemplaires en national, 400 dans le département) est de 2,17 euros pour moins de 35g à comparer à 2,80 pour un recommandé R1 plus 0,57 euros en moins de 20g (affranchissement par EMA).

Une lettre expert possède un code barre pour le suivi, il était sans doute imprimé sur la lettre et visible à travers la fenêtre.

Avant l'introduction de l'étiquette PND, une zone de retour était pré-imprimée avec les libellés possibles :
- Adresse incomplète
- Destinataire inconnu à cette adresse
- Refus du destiantaire
- Autres (préciser) :

Après, l'emplacement de l'étiquette PND est matérialisé.

Merci RS pour ces plis.

02 octobre 2010

La philatélie... dans Charlie Hebdo !

La presse générale parle beaucoup de philatélie ces dernières semaines, pas vraiment en bien malheureusement : après les hommages philatéliques et le scandale Afinsa/Forum Filatelico, Pierre Jullien reproduit sur son blog un article de Charlie Hebdo qui met en cause Armand Rousso (Marc-Armand Rousso pour être précis) dans une enquête "Défendre le climat, ça peut rapporter gros" avec une société située Passage des Panoramas.

Également dans Le Monde Magazine on parle d'un philatéliste connu : Nicolas Sarkozy.

À noter la nouvelle mise en page du blog "philatélie au quotidien" de Pierre Jullien, qui s'intègre d'avantage au site Du Monde.

01 octobre 2010

MonCarnetaMoi, lettre premium, ...

La Poste a déposé les marques commerciales suivantes :
- Lettre premium déposée le 21/05/2010 ;
- Lettre recommandée premium le 27/08/2010 ;
- Post test et Post test expert 21/07/2010 ;
- MonSouveniraMoi et MonCarnetaMoi le 15/09/2010.

Maintenant, le jeux des hypothèses de ce qu'il va y avoir derrière ces noms (sachant qu'une marque déposée ne se traduit pas forcément par un produit, parfois c'est juste un projet qui n'aboutira pas ou une manière d'empêcher ses concurrents d'utiliser la marque).

- Lettre premium/Lettre recommandée premium : une lettre recommandée suivie, pour l'instant on ne peut pas suivre en ligne le parcours d'une lettre recommandée.

- Post test et Post test expert : le terme de "Post" (sans le E final) a beaucoup été déposé par La Poste, sans doute pour des raisons défensives. Il pourrait s'agir également d'un service d'envoi d'échantillons pour tests médicaux, comme on a pu voir des PAP ADCN cartonnés ou indéchirables pour cet usage.
- MonCarnetaMoi : la mise en place des carnets de 4 ou 8 IDTimbre Prestige pour les particulier en MonTimbraMoi ?
- MonSouveniraMoi : je verrais bien la mise en place d'un service de personnalisation d'entiers postaux, avec l'illustration à gauche et un MonTimbraMoi imprimé sur l'enveloppe.

A l'occasion de ce billet, j'ai mis en place un libellé "marques commerciales" pour regrouper les billets sur ce sujet.

Le top des ventes de la boutique pro : les IDTimbre Prestige en carnet de 4 sont un succès, ils sont en 4ème position des ventes ! Proposer ce format aux particuliers répondra certainement à une demande.

30 septembre 2010

IDTimbre LETTRE PRIORITAIRE 250g. "grand compte"

IDTimbre  LETTRE PRIORITAIRE 250g.
numéro de série 811 2.
Détail :micro-texte Philaposte et point après le g.

Les IDTimbre au delà d'un certain volume de commande ne peuvent plus être commandés par le site Web (les tarifs vont jusqu'à 199 feuilles). Il faut alors faire appel à un commercial de La Poste.

Ce mode de commande correspond à des IDTimbre (ou MonTimbraMoi) avec un numéro de série particulier : sur un chiffre, le dernier chiffre de l'année (ce qui me fait penser que je n'ai encore rien vu en 2010) puis 2 chiffres pour le mois, suivi de 1 à 2 chiffres correspondant à un numéro de commande dans le mois.

Les IDTimbre ont une particularité dans ce cas au niveau de l'impression de la faciale tarifaire : un point après le g (gramme), absent des autres modes de commande.

Si les 20g se trouvent sans grande difficulté, ça devient plus compliqué pour les 50g et je n'avais jamais vu de valeurs supérieures : c'est aujourd'hui fait avec un LETTRE PRIORITAIRE 250g. !

29 septembre 2010

Timbre hors programme 50 ans de l'OCDE

Arrêté du 20 septembre 2010 fixant le programme philatélique de l'année 2011 (complément)

NOR: INDI1022976A

Le ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie,
Vu l'arrêté du 17 juin 1986 fixant le calendrier des réunions de la Commission des programmes philatéliques ;
Vu l'arrêté du 22 juin 2010 fixant le programme philatélique de l'année 2010 (compléments), de l'année 2011 (compléments) et de l'année 2012 (1re partie) ;
Sur le rapport du président de La Poste,
Arrête :
Article 1

Le programme philatélique de l'année 2011 est complété comme suit :
Série « commémoratifs et divers » :
    50e anniversaire de l'OCDE.

Article 2

Le président de La Poste est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 20 septembre 2010.
Christian Estrosi

L'Organisation de Coopération et de Développement Économique avait déjà fait l'objet d'un timbre pour son trentième anniversaire en 1990 (illustration source Phil'Ouest).

Charles Ponzi ou le système pyramidal

On reparle dans la presse du scandale financier et philatélique en Espagne : un investissement en philatélie pour le grand public (250 000 personnes en Espagne) qui s'est avéré désastreux voire frauduleux.

C'est l'occasion de publier ce billet préparé il y a longtemps sur un des premiers scandales liés à la philatélie, pas directement à l'époque mais basé sur les coupons-réponse.

Charles Ponzi était un immigrant italien aux USA qui a donné son nom à un système pyramidal, le "système de Ponzi". Son arnaque a de fortes similitudes avec l'affaire Afinsa (elle a secoué le monde de la philatélie et des investisseurs espagnols et portugais qui ont investi dans des timbres).
Un coupon-réponse est un document postal - à rapprocher des entiers postaux - qui s'achète à la poste d'un pays et peut être échangé contre un timbre au tarif pour l'étranger dans un autre pays. Il s'agit de la version internationale du "timbre pour la réponse", on utilise le sigle CRI (pour Coupon Réponse International). Le principe du coupon-réponse est d'être vendu partout au moins plus cher que le tarif le plus élevé possible dans un des pays concernés ; avec des cours de monnaies volatils il est possible que le tarif ne soit pas réajusté suffisamment rapidement, mais la situation a peu de chance de durer assez longtemps !

Voici l'histoire du système de Ponzi :

Charles Ponzi se rend compte d'un problème dans le système des coupons-réponse.

Son prix est normalement supérieur au timbre pour l'étranger le plus cher dans les pays où l'échange est possible (presque tous les pays de l'UPU pour un coupon-réponse international). Mais le tarif du 1/10/1907 (date de l'introduction des coupons-réponse) n'a pas été révisé après la guerre de 14/18, alors même que la parité des changes avait été bouleversée. Le rapport était élevé, un coupon acheté en Bulgarie s'échangerait aux USA contre six fois son prix d'achat ! (il n'est pas très clair s'il y avait un fond de vérité ou si c'était l'argument commercial de Ponzi)

Charles Ponzi lance une société "the Security Exchange Company" chargée de réaliser ces opérations et acceptant des fonds. Les fonds affluent rapidement, de plus en plus d'argent est encaissé par Ponzi, il peut ainsi payer les intérêts promis en utilisant l'argent qui rentre de plus en plus vite. Mais le succès de Charles Pozi ne durera que 6 mois. Ce qui va le perdre, c'est le fait que les CRI en circulation étaient au (petit) nombre 27 000, alors qu'il en aurait fallu pas moins de 160 millions en fonction de l'argent récolté par Pozi ! La poste américaine confirme qu'il n'y a pas de mouvements anormaux sur les ventes de CRI, y compris au niveau mondial.

Si sur le papier cela semblait fonctionner, ce n'était semble-t-il pas le cas le cas en pratique vu les montants énormes (ne serait-ce qu'en poids du papier !) que cela aurait représenté.

Tout d'abord cela demande à avoir des contacts fiables dans un pays au taux de change intéressant (et il faut bien sûr payer ces intermédiaires).

Ensuite, il n'est pas évident de s'en procurer de grandes quantités : ces coupons sont peu utilisés, les stocks dans un bureau de poste très limités. À l'heure actuelle, il n'est pas évident de se procurer le CRI en cours, mais il y a quelques années on trouvait des CRI dans tous les bureaux de poste, même si les stocks tournaient lentement (le fait que les CRI aient maintenant une durée de validité limitée est peut-être pour quelque chose dans le non-approvisionnement des bureaux).

Il faut aussi expédier ces coupons aux USA (il faut donc rajouter le coût du port, les délais).

Ensuite, il faut échanger ces coupons contre des timbres (la poste US a d'ailleurs rapidement imposé un quota de 10 coupons remboursé à la fois), ce qui prend de la main d'oeuvre et peut être retardé par la mauvaise volonté de la poste.

Mais des timbres, ce n'est pas de l'argent liquide, malgré leur valeur fiduciaire. Un acheteur prêt à en acheter de grosse quantités demandera une ristourne (sinon, pourquoi ne pas les acheter à la poste ?), et peu d'acheteurs ont l'utilité de milliers ou de millions de timbres ! On fera le parallèle avec les timbres en francs vendu en lot en dessous de la faciale et qui ne trouvent pas toujours preneur si la remise n'est pas suffisante...

Rapidement, le prix des CRI sera réévalué en tenant compte du problème relevé par Charles Ponzi.

L'ampleur financière de la fraude fait que Charles Pozi a donné son nom (le Ponzi Scheme, le système de Ponzi) à toute arnaque ayant ces caractéristiques :
  1. une promesse de profit très supérieure aux investissements classiques sur un laps de temps plus réduit
  2. le paiement des investisseurs avec l'argent des nouveaux arrivants.
Du point de vue philatélique, les coupons-réponse sont indiscutablement de nature postale. Ce ne sont pas des timbres ni des entiers postaux, il s'agit d'une sorte de monnaie internationale destinée spécifiquement à l'achat d'un timbre-poste, qui est classée par la FIP dans la catégorie des entiers-postaux.


A lire sur le sujet, le remarquable site d'André Hurtré sur les coupons-réponse (dont est issue l'illustration de ce billet : le premier jour du premier CRI) ainsi que les ouvrages du même auteur publiés par l'Académie de Philatélie.

Charles Ponzi sur Wikipedia
Chales K. Ponzi Website

28 septembre 2010

Flamme d'oblitération à l'arrivée

Cette flamme d'oblitération composée de 2 lignes continue est destinée à oblitérer les timbres à l'arrivé. Ici, le timbre avait été correctement oblitéré au départ, alors pourquoi cette seconde flamme à l'aspect minimaliste ?

En fait, elle était utilisée systématiquement à l'arrivée pour les plis à destination de gros receveurs de courrier : le taux de timbre non oblitérés peut atteindre 1 à quelques pour-cents, soit des sommes confortables quand il y a vraiment beaucoup de courrier. Le fait de faire passer à la machine à oblitérer une seconde fois permettait de réduire ces taux de timbres non oblitérés. Le fait que la flamme soit continue faisait que certains timbres mal placés sur la gauche étaient annulés.

D'après une statistique vue il y a quelques temps, le manque à gagner du à la réutilisation de timbres non-oblitérés était du même ordre que les taxes perçues pour manque d'affranchissement.

A noter que le TVP Marianne de Briat est noté comme sans barres phosphorescentes, je n'ai pas vérifié.