09 mars 2011

Code ROC sur EMA

Empreinte de machine à affranchir (EMA) avec ville codée "LA POSTE ROC 41974 A". C'est la première EMA que je vois ainsi, et la première fois que "ROC" apparait sur une empreinte. Rappelons que ROC est le sigle de Référentiel des Organisations du Courrier. Le numéro 41974A qui apparait est celui de la PIC de BOIS D'ARCY.

Merci RS pour le scan.

Mise à jour 11/03 : merci JPL et LB pour les compléments. Il s'agit d'une machine MB,  signe d'une machine de prestation d'affranchissement (pour les clients de mailings occasionnels qui ne disposent pas de MA,  La Poste a des services pour affranchir le courrier par MA moyennant le prix de la prestation). On connait des MC, ML et MM avec cette mention et un code ROC.

08 mars 2011

Mauricette Feuillas à l'Adresse Musée de La Poste

Mauricette Feuillas remplace Christiane Moutel à la direction de l'Adresse Musée de La Poste depuis le 1er mars. Une courte biographie de Mauricette figure sur le blog du musée.

De 2008 à 2010, le Musée de La Poste - devenu l'Adresse Musée de La Poste en 2009 - a vu le nombre de visiteurs grimper de 60 000 par an à 75 000 en 2009 et 85 000 en 2010,  le succès de ses expositions temporaires n'y est sans doute pas étranger.

Timbres-poste en l'honneur d'un tueur d'élite

Timbre de 1943
Timbre de 1976.

Avec à son crédit 309 ennemis tués entre 1941 et 1943, Lioudmila Pavlitchenko est le "sniper" féminin qui tient le record. C'est bizarre de voir de tels timbres émis, mais c'était d'autres époques...

Wikipedia a un article sur le sujet que voici :
Née à Bila Tserkva (aujourd'hui en Ukraine), le 12 juillet 1916, Lioudmila Pavlitchenko s'installa à Kiev avec sa famille à l'âge de 14 ans. Elle s'inscrivit dans un club de tir et devint un tireur d’élite, tout en travaillant comme ouvrière à l'usine Arsenal de Kiev.

En juin 1941, alors qu’elle avait 24 ans, Pavlitchenko étudiait l'histoire à l'Université de Kiev lorsque l’Allemagne nazie commença à envahir le territoire soviétique. Elle fut parmi les premiers volontaires à se présenter au bureau de recrutement et demanda à combattre dans l'infanterie. Elle fut affectée à la 25e Division d’infanterie de l’Armée rouge.

Elle y devint l'une des 2 000 femmes tireurs d'élite de l'Armée rouge, dont 500 seulement étaient encore en vie à la fin de la guerre. Elle tua ses deux premiers ennemis près de Beliaïevka, avec un fusil Mosin-Nagant à répétition manuelle, équipé d’une lunette P.E. 4.

Pavlitchenko combattit pendant deux mois et demi près d’Odessa, où elle tua 187 ennemis. Lorsque les Allemands prirent le contrôle d’Odessa, son unité fut envoyée à Sébastopol, dans la péninsule de Crimée. En mai 1942, le lieutenant Pavlitchenko fut citée au Conseil de l'Armée du Sud pour avoir tué 257 soldats allemands. Son score total confirmé pendant la Seconde Guerre mondiale est de 309, y compris 36 tireurs d’élite ennemis. En juin 1942, Pavlitchenko fut blessée par un tir de mortier. En raison de sa célébrité croissante, elle fut retirée du front moins d’un mois après son rétablissement.

En septembre 1942, elle fut envoyée au Canada et aux États-Unis et fut reçue à la Maison Blanche par le président Franklin Roosevelt, devenant le premier citoyen soviétique à être reçu par un Président des États-Unis. Lioudmila Pavlitchenko fut invitée par Eleanor Roosevelt à effectuer une tournée à travers les États-Unis pour raconter ses expériences. Elle se présenta devant l'International Student Assembly réunie à Washington, prit part à des rassemblements de la confédération syndicale CIO, parut et fit des discours à New York. Les États-Unis lui firent cadeau d'un pistolet automatique Colt. Au Canada, elle reçut un fusil Winchester à lunette, qui est actuellement exposé au Musée central des Forces armées à Moscou. Alors qu’elle était au Canada avec Vladimir Pehelintsev, un autre tireur d'élite, et Nikolaï Krassavtchenko, chef de l'Organisation de la Jeunesse de Moscou, des milliers de personnes les saluèrent à la gare Union Station de Toronto. Elle se rendit ensuite en Grande-Bretagne.

Ayant atteint le grade de major, Pavlitchenko ne fut pas renvoyée au combat et se consacra à la formation des tireurs d'élite soviétiques jusqu’à la fin de la guerre. En 1943, elle reçut la médaille d'or de Héros de l'Union soviétique et fut honorée par un timbre-poste soviétique à son effigie.

Après la guerre, elle acheva ses études à l'Université de Kiev et commença une carrière d'historienne. De 1945 à 1953, elle travailla comme chercheur assistant au quartier général de la Marine soviétique. Elle s'occupa ensuite activement du Comité soviétique des vétérans de guerre.

Liudmila Pavlichenko décéda le 10 octobre 1974 à l'âge de 58 ans, et fut enterrée au cimetière de Novodevitchi à Moscou.

04 mars 2011

Le Kub : conteneur de La Poste

Un mot du vocabulaire postal : le Kub. Il s'agit d'un conteneur plastique de grand format qui a remplacé les sacs postaux utilisés par les clients de marketing direct. Source : solution courrier octobre 2007 (pdf), où on apprend aussi que le volume de LRE se monte à 116 000 plis par mois.

03 mars 2011

Appel aux philatélistes de France et de Navarre

Je reprend l'appel d'un philatéliste en colère qui a fait un procès à Phil@poste (voir ici)

Si vous collectionnez les timbres-poste français actuels, vous avez dû apprendre le scandale du 12 juin 2010 au Salon du Timbre de Paris : l’émission quasi-secrète des 4 feuillets à 40 euros commémorant les 40 ans de l’imprimerie des timbres-poste à Boulazac, tirés chacun en 4 mille exemplaires.

Ce tirage voulu très faible par la Poste (ou plus exactement par Philaposte, sa direction philatélique) signifie que le nombre des collectionneurs des  timbres, blocs et feuillets français doit être limité à 4 mille (et même beaucoup moins ! puisque nombre de ces blocs ont été découpés pour une revente plus facile…)

Il y a donc fort à parier que vous-même, philatéliste qui n’avez pas été informé(e) de ces 4 feuillets et n’étiez pas le 12 juin au Parc Floral de Paris-Vincennes, vous n’avez pas pu acheter ces 4 feuillets à leur prix normal (mais juste peut-être chez des revendeurs : entre 500 et 600 euros les 4). Vous êtes donc exclu(e) vous aussi, comme moi, du nombre des collectionneurs des timbres-poste et feuillets actuels de France, par la volonté insensée de la directrice de Philaposte : Françoise ESLINGER.

De plus, ce scandale se double d’un autre scandale : selon les témoignages des conseillers juridique et informatique du Bureau de la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP), les dirigeants de la FFAP ont gardé pour eux (et leurs amis) l’information confidentielle sur l’émission de ces 4 feuillets, dont ils ont été destinataires privilégiés ! Ce fait s’est trouvé confirmé par l’attitude des membres du Bureau de la FFAP : ils n’ont décidé aucune action judiciaire pour dénoncer l’exaction de Philaposte et obtenir réparation pour leurs adhérents (c’est-à-dire la réimpression des 4 feuillets en quantité décente), pas même une protestation symbolique à Mme ESLINGER…

Abasourdis par de tels comportements, dignes de corrompus et de corrupteurs (sans qu’on sache qui l’est vraiment, parmi les marchands qui tirent profit de ces 4 feuillets, la direction de Philaposte et celle de  la Fédération de nos Associations), nous ne devons pas nous laisser faire, sous peine de passer pour des simples d’esprit et d’inciter Philaposte à la récidive.

Pour ma part, étant docteur en Droit et révolté par l’inaction de la FFAP, j’ai déjà demandé en Justice la réimpression des 4 feuillets en quantité décente, mais ma demande a été rejetée car « servant l’intérêt général des philatélistes et non seulement le mien » (la loi française interdit à une personne physique de
défendre quiconque hormis elle-même et les personnes sous sa tutelle). Conclusion : il nous faut créer une nouvelle association, indépendante de la Fédération, pour demander que soient réimprimés  les  4 feuillets
en quantité décente (et peut-être d’autres actions futures, si Philaposte nous y oblige).

Si vous aussi avez souffert du sale tour que Philaposte a joué à l’immense majorité de ses clients (l’émission de ces 4 feuillets, à Paris le 12 juin 2010, en 4 mille exemplaires à peine), alors rejoignez-moi :  Bienvenue dans notre association commune, le Collectif des Philatélistes Victimes de Philaposte… Je précise que l’adhésion y est GRATUITE (je me charge moi-même de toutes les dépenses nécessaires).

Voici l'email de contact : appel.aux.philatelistes@gmail.com

Je ne suis pas d'accord avec une grande partie des propos.

La Poste n'aurait pas dû à l'origine faire une telle émission abusive. Je cite l'email de l'annonce de l'émission : "A noter : Ces feuilles ne seront pas disponibles dans nos canaux de vente habituels : le réseau des bureaux de poste, sur la Boutique Web du Timbre ou dans le catalogue."

Et je cite la charte de la philatélie : "La Poste s'engage (c'est le premier point) à garantir la disponibilité, au travers d'au moins un de ses caneaux de vente, de tous les timbres d'usage courant, des timbres commémoratifs, des timbres d'écriture, et des timbres personnalisés initiés par elle (...)."

Après, le salon est un canal de vente...

Solutions aux problèmes des plis philatéliques



J'ai emprunté l'illustration de ce billet à Mathieu et son blog La Boîte aux lettres du Monde, qui montre cette vignette belge qui affranchissait l'enveloppe reçue. A l'intérieur de l'enveloppe, une seconde enveloppe avec l'affranchissement espéré.

Il s'agit à l'évidence d'un moyen pour les philatélistes de protéger leur du transport des plis philatéliques, et d'éviter marques de tri, sur oblitération mécanique, et autres étiquettes diverses.

Bref ce que beaucoup de philatélistes français réclament.

Pour comprendre comment ça marche en Belgique, c'est du côté des commentaires sur le blog timbré de ma philatélie qu'elle se trouve : ce service est offert par la poste belge (bpost) gratuitement. C'est l'expéditeur qui fournit l'enveloppe supplémentaire et appose l'adresse. C'est la poste qui fournit l'étiquette. Je suppose que cette étiquette valide le fait que le postier a contrôlé l'affranchissement.
Au Royaume-Uni, c'est encore mieux (mais sans doute réservé aux expositions temporaires). Le pli est scellé dans une pochette plastique transparente (de façon à voir l'adresse et l'affranchissement) et un affranchissement "first class" sans doute destiné à être lu par les machines à oblitéré. Ce document est extrait du blog Chez SébPhilatélie.

Pendant ce temps là en France, le problème des surcharges d'oblitérations spéciales n'est pas complètement résolu. On a même vu des curieux cachets manuels (donc c'est une opération volontaire), principalement sur les courriers pour l'étranger. Mon hypothèse est qu'il s'agissait de corriger la date du cachet, les tampons premier jour sont je crois disponibles pour le reste du salon.
En France, la procédure est normalement d'envoyer aux centres de tri dans des sacs signalés pour qu'il n'y ait pas une surcharge par une flamme mécanique. Le Carré d'Encre avait mis du temps avant d'appliquer la procédure (mais c'est bon maintenant), comme le montre ce pli de la SOCOCODAMI. L'illustration est issue du blog les news du phospho.

La période n'est pas propice à développer des solutions pour les philatélistes et d'enfin résoudre ce problème persistant.

La solution belge a pour inconvénient de nécessiter des opérations au guichet, or la tendance est à réduire au maximum les opérations au guichet (d'où par exemple la réduction de la disponibilité des timbres aux guichets, tout doit passer par les automates d'affranchissement et les distributeurs de carnets).

La solution anglaise nécessite d'acheter des machines spécifiques.

Il existe en théorie une solution logicielle pour les MTP : si la poste fournissait des étiquettes à coller au dos avec un code 2D spécial (lu pour les MonTimbrenLigne ou sur les PND) ou un code FIM : la machine pourrait le reconnaitre et ainsi savoir que le pli est déjà oblitéré. Cette solution nécessite cependant du développement logiciel (à priori mineur, mais dans l'industrie c'est souvent très cher !).
Alors pourquoi ne pas fabriquer des enveloppes transparentes spéciales sur le modèle des pochettes en cas de courrier détérioré ?

02 mars 2011

Signalétique des catégories de timbres


La Poste n'avait pas parlé de la Charte de la Philatélie depuis quelques temps. Une signalétique pour expliquer les différentes catégories de timbres a été mise en place.

Première catégorie : le timbre Marianne avec une version simplifiée de la Marianne de Beaujard.


Deuxième catégorie : le timbre commémoratif, issu du programme philatélique avec le φ distinctif.
Troisième catégorie, le timbre d'écriture est représenté par un stylo.

Enfin, la quatrième catégorie des timbres personnalisé n'est pas censée intéresser les collectionneurs de timbres ; c'est sans doute pour ça qu'il n'y a pas de logotype.

Les illustrations sont issues du dossier de presse de la Fête du Timbre (pdf).

Le timbre issu de la carte postale (en offset) n'a
pas de valeur faciale, c'est un TVP. Ca laisse un blanc...

Le timbre Marianne et la terre est considéré comme faisant partie de la catégorie Marianne, malgré la présence du φ qui indique qu'il fait partie du programme philatélique officiel (c'était déjà la cas l'année dernière).